octobre 2017

«Avec la Garantie jeunes, on reprend confiance en soi»

Anthony, Sandy, Laura. Trois jeunes Doubiens qui ont bénéficié de la Garantie jeunes donnent leur avis sur le dispositif.

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Anthony, 22 ans, originaire de Montbéliard
«J’ai fait un BEP en service restauration puis un bac pro hygiène, propreté, restauration au lycée Nelson Mandela à Audincourt. En cherchant du travail, je me suis inscrit à la Mission locale et comme je ne trouvais pas, j’ai intégré la Garantie jeunes. L’intérêt est que cela me permettait d’obtenir plus facilement à l’aide au permis de la région. Sans le permis, l’accès à l’emploi est clairement plus compliqué.
L’un des intérêts de la Garantie jeunes est que c’est personnalisé. Pour ma part, je savais déjà ce que je voulais faire, j’avais mon projet professionnel. Ce qui m’a été plus utile c’est l’aide aux démarches pour rechercher un emploi, comment construire un CV, écrire une lettre de motivation, trouver les clés pour construire un réseau professionnel.
Je suis à la moitié du dispositif et ça m’a bien servi : je suis en CDD dans un organisme de soins et j’ai pu étendre mon réseau professionnel. Je conseille clairement aux jeunes de se renseigner sur le dispositif : il est nouveau mais déjà au point, je trouve. C’est très bien organisé, on est bien suivis».

Sandy, 24 ans, de Besançon
«Après mon bac S, je suis allée jusqu’en licence puis j’ai entamé un master en biologie que j’ai abandonné pour cause de burn out. J’étais dégoûtée de l’écologie, je me demandais si j’étais faite pour ça. Je me suis tournée vers la Mission locale où j’ai suivi un atelier d’orientation avant d’intégrer la Garantie jeunes en février. J’ai commencé par une période de 15 jours pour approfondir la question de mes centres d’intérêts et de mes compétences. En discutant, je suis allée vers les métiers de la qualité, sécurité, environnement. Le dispositif permet d’explorer les pistes. J’ai fait un stage en animalerie, j’ai aussi cherché dans les domaines de la diététique, des laboratoires, de l’optique. Mais là je suis en recherche d’expériences dans le secteur de la qualité. Je me suis fixée sur cette voie et peut-être qu’il faudra que je reprenne des études.
Mais d’ores et déjà, je remercie la Garantie jeunes qui est une chance de repartir quasiment de zéro. C’est ne porte qui nous est ouverte, notamment quand on est perdu. Concrètement, le fait de commencer en groupe est déjà positif. On se rend compte qu’on n’est pas des cas isolés.  Dans mon groupe, il y avait des diplômés et d’autres qui n’avaient pas le bac mais avec le point commun fréquent du manque de confiance en soi. On se pense nul, bon à rien. Personnellement, ça m’a déjà aidée sur ce plan d’un nouveau départ. Je me suis dit, je me reprends en mains. D’un point de vue pratique, on reçoit également une allocation qui m’a permis de sortir la tête de l’eau. Mais il faut donner de soi-même. Si on s’y met, on a des résultats».

Laura, 18 ans, de Montperreux
«A Besançon, j’ai fait un BEP métiers de la relation clients et usagers puis je suis allée en bac pro commerce mais je n’ai pas pu le passer. Je suis allée me renseigner sur la Garantie jeunes parce qu’un copain m’en a parlé. Je cherchais une solution parce que je ne me sentais pas retourner à l’école ; je voulais entrer dans la vie active. Je suis entrée en Garantie jeunes l’an dernier, d’abord à Besançon puis à Pontarlier.
C’est un dispositif qui m’a beaucoup apporté. Il m’a aidée à me construire, à être moins timide. On apprend le lien social, on se fait des amis. Quand on manque de confiance en soi, ça aide. Sur le plan professionnel, on apprend à faire un CV, à écrire une lettre de motivation.  Pendant ma Garantie jeunes, je suis retournée dans la vente, dans un magasin où j'avais fait des stages, ça a été très positif, j'ai repris confiance et ensuite ça m'a aidé à trouver un contrat de 2 mois. La vente me plaît, mais je vais aussi explorer le domaine de la petite enfance, un secteur qui m’attire également. Et puis ça m’a également motivée pour passer le permis car je me suis rendu compte qu’il est indispensable pour travailler».
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Laura, en service civique au Crous de Besançon : «J’ai développé beaucoup de compétences organisationnelles. J’ai fait passer des entretiens individuels à des étudiants qui cherchaient des emplois. Cela m’a permis de me développer personnellement : j’ai gagné en confiance en moi.»
Rémi, en service civique à la Ville de Besançon : «Mon service civique m’a permis de retrouver le contact humain que je n’avais plus en restant sans activités.Grâce à lui, je fais des rencontres et je me réinsère dans le monde du travail. Je touche à beaucoup de domaines et j’organise des évènements dont je ne connaissais même pas l’existence et auxquels je n’aurais jamais eu l’idée de participer. Je découvre même mieux la ville dans laquelle je vis actuellement.»
Angélique, en service civique au Grand Besançon (service environnement) et étudiante en Master de Psychologie : «Mon service civique me permet de voir un autre domaine que celui dans lequel je suis plongée depuis quatre ans. Même si ce n’est pas en rapport direct avec mes études, je travaille sur l’accompagnement au changement des individus en faveur de l’environnement. Cela m’ouvre d’autres portes et d’autres perspectives auxquelles je n’avais jamais pris le temps de penser.»
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