octobre 2014

Environnement favorable aux Tics

Pôle emploi l’annonçait à travers son enquête «besoin de main d’œuvre», l’Apec le confirme avec la publication des chiffres d’insertion des jeunes diplômés : en matière d’encadrement et d’études supérieures, la piste actuelle la plus sûre est l’informatique.
Photo Laurent Cheviet

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Dans ce domaine, les responsables, cadres études et R&D (recherche et développement) forment l’un des 10 métiers les plus recherchés en 2014, tous secteurs confondus. Le taux d’insertion des diplômés 2013 atteint 90 %.
François Seguin, professeur au lycée Pergaud à Besançon (BTS services informatiques aux organisations), confirme de réelles possibilités pour les jeunes, à condition d’être mobile. «La plupart (plus de la moitié, parfois les 2/3) de nos étudiants poursuivent leur cursus en licence. Après quelques années, nous constatons que la majorité de ceux que nous contactons ont un emploi. La rapidité d'insertion est multifactorielle, elle dépend du niveau de l’étudiant, de sa mobilité, de la qualité des stages effectués pendant le cursus, de son réseau, de son implication... ».
Arnaud Tournoux est lui aussi positif. Pour le directeur d’OCI informatique, entreprise basée dans le quart nord-est de la France dont deux implantations à Montbéliard et Besançon (30 salariés en Franche-Comté), il ne fait aucun doute que le secteur ouvre actuellement des perspectives aux cadres et techniciens. «On a même parfois du mal à en trouver avec de l’expérience».

       700 000 postes en France

Si les technologies de l’information et de la communication représentent peu d’emplois en Franche-Comté (4000 environ), ceux qui se forment entrent cependant dans un domaine de près de 700 000 postes en France. Et les formations en Franche-Comté, proposées notamment par l’Université et l’UTBM, sont de qualité.
«Pour nos développeurs, l’UTBM propose une formation intéressante confirme Arnaud Tournoux. Pour des techniciens, les BTS conviennent bien».
«Etre ingénieur peut parfois faire peur à certaines petites structures qui n'ont pas les moyens de financer un tel poste. De manière générale, pour une insertion européenne plus aisée, il vaut toutefois mieux continuer les études jusqu'au niveau licence» conseille François Seguin. Si l’on prend les diplômés de la section informatique de l’UTBM, le délai moyen de recherche du premier emploi est inférieur à un mois – et 21 % de ces emplois se situent à l’étranger.
La porte est ouverte, mais comment la franchir ? «L'informatique est un métier exigeant, car les technologies évoluent très rapidement et rien n'est jamais acquis note François Seguin. Par ailleurs, cette évolution amène sur le marché des technologies pas toujours complètement abouties ou dont la durée de vie est très courte. Il est donc nécessaire de faire preuve de curiosité d'esprit, d'une démarche rigoureuse de résolution de problèmes, de pugnacité et de capacité de remise en cause. Le développement d'applications ou l'administration de systèmes et réseaux nécessitant de nombreux contacts avec les utilisateurs et un travail d'équipe, les qualités humaines sont ici primordiales. Enfin, la documentation étant le plus souvent en langue anglaise, une connaissance minimale de l'anglais technique est indispensable».
Pour Arnaud Tournoux, dont la société propose du service aux entreprises, «hormis la capacité à être un bon technicien, il faut vraiment être proche et à l’écoute du client, savoir entendre, être disponible. La partie humaine du métier est très importante».
Une notion à garder en tête plus que l’image traditionnelle de l’informaticien isolé face à son écran car les services représentent 80 % des emplois des Tic.

S.P.
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- témoignage de Mikaël Joly, ingénieur commercial

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