septembre 2015

Garantie jeunes, action contre le chômage

Un dispositif qui vise à faciliter l’insertion professionnelle des 18-25 ans les plus en difficulté.
Dessin Christian Maucler

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
Il y a eu les emplois d’avenir, il y a eu les contrats de génération. Il y a maintenant la garantie jeunes, présentée comme le 3e volet  de la politique du gouvernement en matière d’insertion des jeunes. En réalité, il a vu le jour en novembre 2013 avec une expérimentation dans 10 territoires. En Franche-Comté, elle a été ouverte dans le Doubs lors du premier semestre 2015 et devrait l’être sous peu en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.
Le dispositif s’adresse, via les Missions locales, aux jeunes en situation de précarité, notamment financière (1).  Entre avril et juin, 96 jeunes du Grand Besançon, du Pays de Montbéliard et du haut Doubs sont entrés dans le dispositif (l’objectif affiché est d’intégrer 470 jeunes d’ici la fin de l’année). Leur parcours ? Ils ont d’abord été repérés par une Mission locale. Leur dossier a ensuite été instruit et sélectionné par une commission départementale présidée par l’Etat. Après quoi, ils ont entamé un parcours d’accompagnement de 12 mois. Spécificité de ce dispositif, l’accompagnement se veut très renforcé en contrepartie d’un engagement motivé des jeunes. Il prend la forme de sessions collectives et de sessions individuelles dans un seul objectif : les préparer à la vie professionnelle. A ce titre, Garantie jeunes insiste sur la nécessité de multiplier les temps de présence en entreprise. Ces derniers diffèrent selon les profils : celui qui a un projet précis mais pas de réseau n’aura pas les mêmes besoins que quelqu’un qui n’a pas trop idée de ce qu’il veut faire ou qui possède un diplôme qui ne lui sert pas.
«Il y a une différence avec les autres dispositifs mis en place jusqu’à présent note un responsable du dispositif dans le Doubs. On avait plutôt l’habitude de vouloir d’abord lever les freins pour aller ensuite vers l’emploi. Là on inverse : on met d’abord les jeunes en entreprise et on voit les freins après». Solliciter les entreprises est une démarche menée par les jeunes, même s’ils sont aidés par les conseillers des Missions locales. Question de motivation et d’apprentissage de la prise de contact. «Cela permet de travailler sur l’autonomie car on voit des jeunes qui ne sont plus forcément en lien avec les institutions».

   
Allocation de 452 euros

L’ensemble est souple, conçu pour s’adapter à chacun, quasiment au cas par cas, avec «quelques temps obligatoires, des restitutions d’expériences, des points d’étapes». Le dispositif passe par un contrat d’engagement : contre 452 euros par mois (une allocation qui diminue si un jeune gagne plus de 300 euros mensuels lors de ses passages en entreprise), le participant s’engage à être assidu et à accepter les mises en situation professionnelle.
«Ces 452 euros ne représentent pas un revenu mais un outil pour aplanir les difficultés matérielles préjudiciables au parcours vers l’emploi». Dans les Missions locales, des salariés sont spécifiquement dédiés au suivi des jeunes du dispositif.
Il est certain que tous les jeunes ne trouveront pas un emploi au bout du contrat. «Mais ils se seront reconnectés, auront défini ou redéfini leur projet, seront plus autonomes, mieux outillés, avec plus de compétences qu’au départ. Même si dans la conjoncture actuelle on n’est pas bon, cela montre qu’il y a un investissement des pouvoirs publics».
(1)
Ce sont les revenus du foyer qui entrent en compte pour l’éligibilité. Les autres conditions : avoir entre 18 et 25 ans, n’être ni étudiant, ni en formation, ni en emploi.

Infos
Mission locale du bassin d'emploi de Besançon
10 c rue Midol
25044 Besançon cedex
0381858585
missionlocale-grandbesancon.org

Mission locale du Pays de Montbéliard
2 avenue des Alliés
BP 98407
25208 Montbéliard
mde-montbeliard.fr


Mission locale haut Doubs
17 place des Bernardins
25300 Pontarlier
0381465461
facebook.com





Lire aussi
- Témoignages de Jean-Philippe et Quentin

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Trouver un emploi


juin 2017
Selon l’enquête menée en octobre/novembre 2016 par Pôle emploi, 18 % des emplois ont été trouvés directement grâce à un outil numérique (12 % par une offre d’emploi déposée sur internet, 2 % par candidature spontanée, 2 % par les réseaux sociaux, 2 % par dépôt de CV en ligne). Les deux principales solutions pour trouver un emploi restent la sollicitation du réseau personnel (37 %) et le placement pas un intermédiaire du marché du travail (26 %).

Outils numériques


juin 2017
D’après une enquête Pôle emploi / Ifop de janvier 2017, 88 % des demandeurs d’emploi utilisent les outils numériques, que ce soit pou trouver des offres, s’informer sur le marché du travail, améliorer leur technique de recherche ou se former.
Sur ceux qui n’utilisent pas du tout internet, la moitié disent soit avoir des problèmes d’accès techniques, soit ne pas savoir comment s’en servir, soit avoir des problèmes de compréhension écrite.

Des perspectives dans la banque et l'assurance


mars 2017
D'après l'Insee, le domaine banque et assurances vit un essor qui offre des perspectives aux jeunes diplômés : en Bourgogne-Franche-Comté, 9000 actifs partiront en retraite entre 2010 et 2020. Ces départs du marché du travail constituent des opportunités de carrière pour les jeunes formés en finance, banque, gestion, commerce et vente. Diplômés du supérieur pour la plupart, ils débutent le plus souvent leur carrière en tant qu'employés ou techniciens. Bien que plus diplômés que leurs aînés, ces jeunes actifs accèdent rarement aux emplois plus qualifiés de cadre en début de carrière, les promotions en interne étant fréquentes dans ce domaine professionnel.

Mobilité et emploi


mars 2017
Selon le cabinet Elabe et les résultats de l’étude "mobilité et emploi", les populations les plus jeunes et socialement les plus fragiles (faible niveau de diplôme et faibles revenus) sont les plus touchées par les problèmes de mobilité et d’accès à l’emploi : respectivement 43 % et 46 % des 18-24 ans déclarent avoir renoncé à un entretien (embauche ou recherche d’emploi) et avoir refusé un travail ou une formation, faute de pouvoir s’y rendre. Globalement, près d’un Français sur cinq (19%) déclare avoir déjà renoncé à se rendre à un entretien d’embauche ou dans un structure d’aide à la recherche d’emploi parce qu’il ne pouvait s’y rendre.


Filière numérique


novembre 2016
Selon le baromètre "People in tech", le secteur des nouvelles technologies va recruter 10 000 personnes en 2017.
Voir tout