octobre 2017

«Il ne faut pas faire un service civique pour gagner de l’argent»

Pauline Rouffet a été volontaire de septembre 2016 à avril 2017 à la MFR d’Amange.
Dessin Christian Maucler

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J’ai 22 ans, j’habite à Dole. Quand j’ai obtenu mon BTS assistant manager en juin dernier, j’étais à la recherche de mon avenir.
Je ne savais pas si je voulais faire une licence professionnelle ou entrer dans la vie active. Cette dernière me faisait peur. Je n’avais travaillé que durant des jobs d’été (vendeuse, assistante agricole, animatrice, femme de ménage…), en plus de mes stages, dans un hôtel et à la mairie de Dole. Ma tante et ma cousine m’ont conseillé de faire un service civique où je découvrirais un côté plus social, humain et vivant qui me correspondrait davantage que mon diplôme de secrétariat.
Arrivée à la Maison familiale et rurale (MFR) d’Amange spécialisée dans l’apprentissage, j’ai eu des collègues très accueillants. J’étais en service civique avec Marine qui préparait en parallèle son concours d’éducatrice spécialisée. Nous nous complétions professionnellement car elle aimait faire des animations avec les jeunes et ma mission était davantage axée sur l’informatique, les tâches administratives ou l’aide aux devoirs en informatique.
Etant quelqu’un de timide, mon intégration fut un peu difficile. Mais à Amange, en plus de prendre confiance en moi, j’ai appris à être patiente avec les jeunes qui contrairement à moi, avaient des situations difficiles, avec parfois des problèmes familiaux ou psychologiques. Ma binôme et moi nous complétions aussi là-dessus.
Il ne faut pas faire un service civique si l’on veut gagner de l’argent, c’est un engagement volontaire où l il faut parfois faire des concessions.
Au cours de ma mission, il y a eu un projet de “taille” : la classe de terminale Sapat (services aux personnes et aux territoires) a organisé la célèbre fête du Loup-garou de la vallée des Anges  qui était une représentation de théâtre par les terminales qui devenaient comédiens le temps d’une soirée. Cela a généré un énorme travail qui a mobilisé de nombreuses personnes, du matériel et a été accompagné de nombreux imprévus !
Cet événement attira plus de 400 personnes, une très belle réussite, avec des jeux en bois pour les enfants, le spectacle de l’école primaire, des chevaux, des chèvres…
Bien sûr, ce travail m'a apporté des compétences nouvelles, des responsabilités à chacun (appeler les intervenants, rechercher les répliques pour la scène de théâtre, de nombreuses créations manuelles à inventer pour décorer la MFR en respectant le thème). Il fallait répéter souvent la scène, tous les mardis soirs.
Parfois quelques conflits naissaient, à la fin tout le monde avait hâte que le fabuleux projet aboutisse. Les retombées ont été très positives. Et à l’heure actuelle tout le monde demande une 3e édition du “Loup-garou”.

Pauline Rouffet
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Laura, en service civique au Crous de Besançon : «J’ai développé beaucoup de compétences organisationnelles. J’ai fait passer des entretiens individuels à des étudiants qui cherchaient des emplois. Cela m’a permis de me développer personnellement : j’ai gagné en confiance en moi.»
Rémi, en service civique à la Ville de Besançon : «Mon service civique m’a permis de retrouver le contact humain que je n’avais plus en restant sans activités.Grâce à lui, je fais des rencontres et je me réinsère dans le monde du travail. Je touche à beaucoup de domaines et j’organise des évènements dont je ne connaissais même pas l’existence et auxquels je n’aurais jamais eu l’idée de participer. Je découvre même mieux la ville dans laquelle je vis actuellement.»
Angélique, en service civique au Grand Besançon (service environnement) et étudiante en Master de Psychologie : «Mon service civique me permet de voir un autre domaine que celui dans lequel je suis plongée depuis quatre ans. Même si ce n’est pas en rapport direct avec mes études, je travaille sur l’accompagnement au changement des individus en faveur de l’environnement. Cela m’ouvre d’autres portes et d’autres perspectives auxquelles je n’avais jamais pris le temps de penser.»
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