décembre 2013

Je suis chef de projet dans l’agroalimentaire

Agé de 30 ans, Jonathan Coquelin est ingénieur. Originaire d'Orléans, il est venu en Franche-Comté pour travailler à l’Ariatt.
Photo Laurent Cheviet

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La formation
J’ai toujours été attiré par les sciences de la vie et logiquement, après le bac, je me suis orienté vers une classe prépa bio. Je ne connaissais pas spécialement l’agroalimentaire mais l’intérêt est venu après la visite de plusieurs forums. Après la prépa, j’ai intégré sur concours l’école d’ingénieurs Ensbana qui s’appelle aujourd’hui Agrosup, à Dijon. Cela réclame une grosse charge de travail, notamment en prépa. A l’école, j’ai effectué 3 stages : un au poste d’opérateur dans le milieu industriel, un en recherche que j’ai effectué à l’Université de Montréal et un en entreprise, orienté cadre (j’étais chez Coca Cola, à côté de Toulon). Ces stages permettent d’avoir une bonne connaissance de tous les milieux de l’agroalimentaire. 

La recherche d’emploi
C’était un peu compliqué. J’ai mis quelques mois à trouver. J’ai commencé par travailler pendant un an chez Auchan, comme chef de rayon, avec 15 personnes sous ma responsabilité. C’était en région parisienne et ça ne m’intéressait pas beaucoup. Et puis j’ai cherché en Franche-Comté pour suivre mon amie, elle-même dans l’agroalimentaire et j’ai trouvé ce poste de chef de projet à l’Ariatt il y a 5 ans.

Le travail
A l’Ariatt, nous avons pour rôle de défendre les intérêts des industries agroalimentaires. J’ai 2 missions. D’abord la gestion de projet pour accompagner les entreprises sur des thématiques variées, dans un souci de performance. Ces thématiques ont essentiellement trait à l’environnement (énergie, bilan carbone, développement durable…) mais aussi à la maintenance ou à l’innovation. Mon rôle de chef de projet est de le construire, chercher le financement, chercher les entreprises pouvant être intéressées, communiquer et sensibiliser, faire intervenir des consultants spécialisés. On est une interface en quelque sorte. Mon second rôle est du conseil en entreprise : identification de leurs besoins, réponse à leurs questions, accompagnement sur les pistes d’amélioration. Cela passe par 50 à 80 visites d’entreprises par an.

Les qualités
Il faut le sens du contact, savoir s’adresser aux personnes en fonction de leur place, ce qui ne s’apprend pas à l’école. C’est un domaine où les profils sont très différents, donc il faut savoir s’adapter. Il faut aimer aller sur le terrain et c’est ce qui me plaît le plus. Il y a de la gestion financière donc il faut aimer les chiffres. Il y a aussi une partie commerciale qui est parfois un peu plus difficile.

L'agroalimentaire
C’est un domaine que j’apprécie. On est dans une filière «noble» où on sait et on voit concrètement ce que l’on fait, on connaît les produits. Actuellement, je pense qu’il y a du boulot. Il y a une recherche de compétences à divers niveaux : opérateur, maintenance, maîtrise, chef d’équipe. Des emplois qui sont très peu délocalisables. Il y a moyen de trouver en Franche-Comté même si ce n’est pas la plus grande région agroalimentaire. Mais il faut être motivé, accepter de travailler en 3/8 ou dans le froid. Les marges sont faibles donc les salaires pas forcément élevés.
C’est un milieu mal connu avec une mauvaise image due à cette méconnaissance. Or c’est un milieu de qualité, strict, plus strict même que l’industrie pharmaceutique. Les crises récentes ont souvent pris leur source sur des détails. Un seul lot de produit qui est rappelé fait très mal à une entreprise alors que ce n’est qu’une partie infime de ce qui est produit. Le problème est qu’on est dans un domaine qui doit être parfait. Et il est proche du parfait.
Actuellement, on lance une démarche sur le développement durable. Les entreprises sont réceptives car il y a de plus en plus d’obligations. Mais elles sont également conscientes du potentiel de ces démarches.
Lire aussi
- l'agroalimentaire mise sur la qualité

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