mars 2017

Je suis rectifieur de profil

A 26 ans, Thomas Esslinger s’est réorienté pour travailler dans l’industrie. Il est chez R.Bourgeois à Besançon.
Photo Laurent Cheviet
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Parcours
J’ai un bac techno agricole. Pendant 3 ans et demi, j’ai travaillé dans une boîte de forage d’eau, avec parfois de grands déplacements. C’était énormément de contraintes, notamment pour la vie de famille. J’ai quitté cet emploi pour suivre ma copine à Besançon. J’ai fait des tests pour une réorientation professionnelle avec Pôle emploi, ce qui m’a conduit au Geiq industries (Groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification). Je suis entré en formation CGPM technique d’usinage (certificat de qualification paritaire de la métallurgie). Il fallait que je bosse. Je suis ouvert, manuel, l’industrie m’a ouvert ses portes alors je me suis dit pourquoi pas. Plutôt que chercher du travail tout seul, j’ai préféré passer par le Geiq, qui a déjà des contacts avec les entreprises. C’est d’ailleurs le Geiq qui m’a orienté vers R.Bourgeois. Et commencer par une formation est plus sympa car on n’est pas obligé d’avoir un rendement tout de suite. Pour apprendre, c’est vraiment bien.

Métier
J’usine des pièces en carbone qui vont servir à découper, des perceurs, des matrices. Je trouve cela super intéressant.  On travaille sur de la précision à très haut niveau, avec une nécessité de perfection maximale. C’est la difficulté du métier. On piétine pas mal, on est statique devant la machine et rarement assis. Mais c’est une question d’habitude. Je considère que dans l’ensemble, c’est assez confortable. Auparavant, j’étais dans les travaux publics, ce qui implique les intempéries. Ici je travaille à 20 ° toute l’année ! Il n’y a guère que le bruit qui peut déranger, mais on a des bouchons d’oreille. L’industrie a une image tenace, celle de mauvaises conditions de travail : on baigne dans l’huile, on respire des trucs… C’est de moins en moins le cas. J’ajoute qu’ici, l’ambiance est sympa, tout le monde s’entraide. Il y a pas mal de jeunes, mais très peu de filles. S’il pouvait y en avoir plus dans la mécanique, je pense que ce serait bien.

Qualités nécessaires
Avoir envie, mais c’est vrai pour tous les métiers. Ne pas être nul en maths. Avoir une logique mécanique et le souci de la précision. Etre manuel. Etre patient. Actuellement, je suis en 2X8. Cela implique de savoir gérer les changements de rythmes (1). Quand on est de matinée, il faut être capable de se lever tôt, donc de se coucher tôt.



(1)
Alternance d’emploi du temps avec par exemple des semaines 5 h – 13 h puis des semaines 13 h – 21 h.

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L'accès  ? Il passe par le diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG / niveau bac+5) puis le diplôme d’expertise comptable (DEC / niveau bac+8) après un stage de 3 ans en cabinet. Il est désormais également possible aux candidats de niveau master issus de toutes filières autres que la comptabilité, l’audit et la finance d’exercer le métier de commissaire aux comptes via le certificat d’aptitude aux fonctions de commissaire aux comptes.

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