novembre 2018

L'Aledd : des loisirs pour alléger le handicap

C'est l’un des rares organismes de la région à agir dans ce domaine. Mais la baisse des subventions complique la tâche.
Photo Laurent Cheviet
L'Aledd : des loisirs pour alléger le handicap L'Aledd : des loisirs pour alléger le handicap L'Aledd : des loisirs pour alléger le handicap

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
L’Aledd organise des loisirs pour les jeunes en situation de handicap à Besançon, mais un tiers de ses adhérents viennent de loin, Ornans, Vesoul, Montbéliard ou même du Jura. Un rayonnement régional qui révèle la faiblesse de l’offre dans ce domaine : spontanément, Yannick Varin, directeur de l'Aledd, cite le centre Pierre Croppet à Besançon ou Loisirs pluriel à Belfort. Encore plus rare, l’Aledd propose un accueil particulièrement large en termes d’âge et de degré de handicap.
L’Association pour le lien, l’entraide et le droit à la différence fête 20 ans d’activités cette année. Elle a été créée par deux mères d’enfants en situation de handicap moteur. Leur constat de l'époque est toujours vrai : une accessibilité aux loisirs difficile voire inexistante alors que leurs frères et sœurs avaient un choix pléthorique.
Une soixantaine d’enfants (1) accèdent à l’accueil de loisirs agréé Jeunesse et Sports de l’Aledd. A Palente, dans les locaux de l’école Condorcet mis à disposition par la Ville ou aux Jardins familiaux, ils bénéficient d’activités sur place. Mais l’Aledd se targue de les emmener en sorties autant que possible. «Nous avons l’objectif d’ouvrir sur le monde et la cité. Chaque mercredi, 2 ou 3 groupes sortent. Et l’on constate que les lieux culturels ou sportifs s’adaptent, créent des outils, des parcours. Ce n’était pas le cas il y a 15 ans. Par exemple il y a désormais des luges adaptées à la patinoire. Sortir est essentiel pour que nos jeunes acquièrent un maximum d’autonomie, même si l’on sait que ce ne sera jamais à 100 %» insiste Yannick Varin.

   Maintenir
  des tarifs accessibles


Aux activités des mercredis et petites vacances, l’Aledd ajoute des séjours de vacances (dans les Alpes, le sud et dans la région, avec des animateurs formés, utilisant les mêmes outls que les éducateurs d’IME) . Mais le maintien de toutes ces propositions se complique. «Les difficultés s’accentuent avec les baisses de subventions. Là où il y a 4 ans, nous cherchions 5000 euros pour atteindre l’équilibre, aujourd’hui, c’est 25000. Et l’on ne veut pas faire payer aux parents le surcoût lié à la prise en charge du handicap. Dans notre secteur, il faut quasiment un animateur par enfant, mais nous essayons de faire en sorte que le prix soit le même que pour tout autre accueil de loisirs.»
Malgré les baisses de subventions, Yannick Varin espère maintenir les accueils deux samedis par mois. Avec l’organisation de moments conviviaux pour les familles, l’idée rejoint l’autre grand axe de la politique de l’association. «Dès le départ, l’idée était d’offrir une solution de répit aux familles pour se ressourcer, profiter de la fratrie ou maintenir des activités. Notre objectif est de travailler auprès des familles, d’autant que nombre d’entre elles sont monoparentales, isolées socialement». Chronophage, le handicap oblige à des sacrifices. «Les familles se restreignent elles-mêmes dans leurs sorties et leur vie sociale. Nos moments conviviaux leur donnent l’occasion de sortir. Ils s’adressent à elles dans leur globalité, avec les frères et sœurs. Ces derniers voient que l’on peut vivre des moments forts, cela peut resserrer les liens de la cellule familiale en permettant aux familles de se rencontrer et d’échanger. C’est le sens de l’agrément espace de vie sociale que nous a octroyé la CAF en avril : développer des actions pour que les familles reprennent vie dans la cité».
Dernier rôle, et non des moindres, l’Aledd se pose en porte-parole de ces familles auprès des pouvoirs publics. «Elles ont des envies et des demandes qu’elles n’osent pas faire à titre personnel». Un exemple parmi d’autres : la reconnaissance et la prise en compte pour la retraite de la réduction du temps de travail que les parents d’enfants handicapés sont obligés d’adopter.

Stéphane Paris
(1)
Dans le domaine du handicap, le secteur enfance va jusqu’à 20 ans.

En savoir plus
Aledd, 14 rue Violet, 25000 Besançon
0381835369
aledd.org

Retour

Commentaires

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

Banque alimentaire cherche bénévoles


mai 2018
La Banque alimentaire permet d’apporter des produits de nécessité aux plus démunis mais aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire. Pour cela, elle a besoin de bénévoles participant au ramassage, au tri, au conditionnement, à la distribution, en particulier pendant l’été puisque les entrepôts continuent de fonctionner. Contacts et renseignements, B de Franche-Comté 0381809606.

Lutte contre la discrimination


janvier 2018
Une question sur la discrimination ?
A Besançon, la mission lutte contre les discriminations saura vous répondre. Elle tient des permanences au centre Nelson Mandela (13 avenue de l’Ile-de-France) le 1er mardi de chaque moi de 17 h à 19, à la maison de quartier de Montrapon Fontaine-Ecu (1 place Pierre de Coubertin) le 1er mercredi de chaque mois de 9 h 30 à 11 h 30 et à la MJC du quartier de Clairs-Soleils (67 E rue de Chalezeule) le 1er mercredi de chaque moi de 16 h à18 h.

Le savez-vous ?


décembre 2017
78 % des 13 – 19 ans possèdent un compte facebook

Bénévolat


mai 2017
A Besançon, la banque alimentaire cherche des bras pour l'été, pour aider les bénévoles permanents. Les personnes intéressées par un bénévolat très concret et lié à la lutte contre le gaspillage alimentaire peuvent prendre contact par mail : ba250.communication@
banquealimentaire.org

Les élections de 2017


mars 2017
Election présidentielle : 1er tour le 23 avril, 2nd tour le 7 mai
Elections législatives : 1er tour le 11 juin, 2nd tour le 18 juin
Elections sénatoriales : 24 septembre (les sénateurs ne sont pas élus par les électeurs mais par un collège de députés et d’élus locaux). Les votes des citoyens : les électeurs français vont choisir le président de la République et les députés pour 5 ans (sauf en cas de dissolution de l’assemblée pour ces derniers). Déroulement : les 2 scrutins sont semblables, des scrutins majoritaires à 2 tours. Si un candidat recueille plus de 50 % des suffrages exprimés (et pour les députés, au moins 25 % des électeurs inscrits) au premier tour, il est élu. Sinon, les 2 candidats arrivés en tête peuvent se maintenir (pour les députés, à condition d’obtenir au moins 12,5 % des électeurs inscrits)
Voir tout