juin 2018

Les équilibristes de la slackline

Cette discipline spectaculaire est ouverte à tous selon les membres de Slackpassion, seule association de la région.
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Marcher en équilibre sur une sangle de quelques cm de large (principalement 2,5 ou 5) : une pratique spectaculaire pour les non-initiés, notamment lorsqu’il s’agit de highline (1), comme sur les photos. Pourtant, «n’importe qui peut en faire en s’exerçant un minimum» assurent les responsables de Slackpassion, seule association de la région. «Au début, il faut être un peu têtu. On essaie, on tombe, on remonte, on tombe à nouveau..Mathis a commencé cette année, il fait déjà 80 m au sol. C’est sûr que pour la highline, il faut quand même de l’expérience et de la technique. Mais sans aller jusque là, on peut déjà avoir de belles sensations. Ensuite, les progrès dépendent des gens, de la motivation, de la fréquence de pratique» dit Hélène, fondatrice de Slackpassion.
La slackline, née aux Etats-Unis dans les années 80, est arrivée il y a une quinzaine d’années en France. C’est une discipline d’extérieur (et par temps sec) mais adaptable en salle, notamment pour s’exercer. Dérivée du funambulisme, elle en diffère par le matériel (une sangle non stabilisée) et l’absence de balancier. Les objectifs ne sont pas les mêmes. Slack signifie relâché et la nature élastique de la ligne permet de faire des figures, des sauts, des courses, de s’asseoir. «On joue avec la tension et avec les propriétés de la sangle. Il en existe de différents types avec lesquelles on n’a pas les mêmes sensations» explique Hélène. Les adeptes mettent en avant les notions de plaisir et détente. Lesquelles sont épicées par les multiples variantes telles que waterline (au-dessus de l’eau) ou spaceline (plusieurs sangles attachées en forme de toile d’araignée). Ou encore la "blind", les yeux bandés. «Le top reste la highline assure Baptiste, pratiquant depuis 6 ans. C’est pour ça qu’on s’entraîne». Lui qui a été cordiste et a fait de l’escalade ne met pas en avant le frisson et l’adrénaline dans la passion de la slackline. «Personnellement, ça me calme. Je suis hyperactif et cette discipline m’a permis de trouver quelque chose qui m’apaise. C’est du yoga actif. Pour slacker correctement, on est obligé d’être détendu. Faire de la highline, c’est jouer avec la gravité, c’est aussi apprendre à gérer le stress».
Hélène, par ailleurs gymnaste, met en avant les mêmes notions de bien-être et de calme. «C’est une parenthèse au cours de laquelle on se détend et on se dépense et qui apporte beaucoup en termes de coordination, d'équilibre, de concentration». C’est aussi une pratique collective puisqu’une sangle se monte de toute façon en équipe. «Il y a une notion de partage. Quand on part sur un site, on y va à plusieurs. Parfois on se rend à des regroupements comme dernièrement à Millau. Et on rêve tous d’aller en Utah ou au Brésil où il y des communautés importantes de slackliners». Pour l’instant, l’association compte une dizaine de membres assidus. Elle est ouverte aux nouveaux venus. La discipline est encore en phase de structuration. «La  création d’une fédération nationale est en projet» annonce Hélène.

S.P.
En savoir plus
Facebook 
slackp25@yahoo.com
0672661213

On peut retrouver Slackpassion en démonstrations et initiations le 24 juin à Besançon (Garden party de l’Asep), les 7 et 8 juillet à Dijon (Kultur’Mix), les 14 et 15 juillet à Maîche (Freedom beach).



(1)
La ligne est située à une hauteur significative et le pratiquant est sécurisé par une sangle doublée.


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