octobre 2018

Les voies de l’ingénieur

Aurea technology à Besançon. Une startup qui compte 8 salariés. Une équipe jeune et enthousiaste.
Photo Laurent Cheviet

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Micronora 2018. Parmi les entreprises primes au salon international des microtechniques, Aurea technology a obtenu une mention spéciale du jury des Microns d'or pour «son dispositif de mesure optique composé d’un compteur de photons et d’un microscope confocal». Terminologie qui n’évoque pas grand’chose aux non-spécialistes mais qui séduit les scientifiques et industriels
L’outil primé peut être performant dans la caractérisation de semi-conducteurs, l’analyse de fluorescence d’échantillons biologiques et l’analyse de solutions chimiques. Aurea technology développe, fabrique et commercialise des instruments de mesures optiques de hautes performances, compacts, rapides et faciles d’utilisations qui permettent de mesurer de très faibles intensités lumineuses, jusqu’au photon.
Pour résumer, l’idée de départ était de faire de l’instrumentation scientifique orientée recherche et développement à la croisée de l’électronique et de l’optique en essayant «d’atteindre une clientèle large dans les domaines de la recherche, du biomédical, de la robotique, de la défense et du drone» résume Benjamin Pagès, ingénieur commercial d’Aurea depuis 2 ans.
L’entreprise créée en 2010 par Jérôme Prieur et Johann Cussey est symbolique des startups de la technopole bisontine Temis : issue de Femto et de l’Université, couvée dans l’incubateur et résidente de l’hôtel d’entreprises, elle a grandi à son rythme jusqu'à trouver une clientèle internationale et compter aujourd’hui 8 salariés. Lesquels sont eux aussi représentatifs d’une tendance de l’entreprise moderne à diversifier les profils. Sur le stand de Micronora, outre Benjamin Pagès, on pouvait croiser Olivier Vuillemenot, technicien R&D en électronique, Matthieu Grovel et Loïc Jacquinot, tous deux ingénieurs en développement électronique. Olivier est passé par un BTS informatique industrielle, Matthieu et Loïc ont suivi un cursus universitaire BTS, licence pro pour finir par un master micro électronique systèmes embarqués. Ces parcours montrent que la voie classe prépa / école d’ingénieur suivie par Benjamin n’est plus prépondérante pour devenir ingénieur. Aucun d’eux n’a eu à chercher du travail, intégrant l’entreprise dès la fin de leurs études. «Il y a du boulot, en tout cas dans nos domaines de l’électronique et l’optique».
La demande d’ingénieurs est telle que le critère de choix d'un cursus est d’abord la personnalité de chacun. «A la fac, il faut savoir se débrouiller» estime Matthieu. «Moi, je savais que je n’avais pas le profil pour aller à l’université dit Benjamin. En prépa, on est encadré, c’est un peu l’armée et ça peu rassurer. Mais j’en ai bavé. C’est une voie qui reste très sélective et dure». 
L’entreprise  en bénéficie selon eux : «on ne peut pas être polyvalent à 100 %, alors on se complète les uns les autres.  Ensemble, on est capable de s’adapter, de répondre à beaucoup de problématiques. C’est un avantage, d’autant qu’on est une petite équipe». Savoir travailler collectivement est une qualité indispensable. D’autres leur viennent spontanément à l’esprit : motivation, débrouillardise, capacité à s’adapter et à rebondir. «Comme on est dans une petite entreprise, on a la satisfaction de suivre un projet du début à la fin. Mais cela engendre une certaine pression. A certaines périodes, on ne compte pas nos heures». C’est à peu près le seul inconvénient qu’ils trouvent à leur profession.




En photo
Benjamin Pagès et Johann Cussey avec le dispositif primé à Micronora.

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Temis
Aurea technology
Micronora

Etudes supérieures
BTS électrotechnique
Licence pro microélectronique
Master MIR
Classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques

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Le service civique ?


octobre 2017
Laura, en service civique au Crous de Besançon : «J’ai développé beaucoup de compétences organisationnelles. J’ai fait passer des entretiens individuels à des étudiants qui cherchaient des emplois. Cela m’a permis de me développer personnellement : j’ai gagné en confiance en moi.»
Rémi, en service civique à la Ville de Besançon : «Mon service civique m’a permis de retrouver le contact humain que je n’avais plus en restant sans activités.Grâce à lui, je fais des rencontres et je me réinsère dans le monde du travail. Je touche à beaucoup de domaines et j’organise des évènements dont je ne connaissais même pas l’existence et auxquels je n’aurais jamais eu l’idée de participer. Je découvre même mieux la ville dans laquelle je vis actuellement.»
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