mai 2016

Perspectives de recrutement en hausse

Pôle emploi et le Crédoc ont publié leur enquête annuelle : on recrute plus en 2016 qu’en 2015. Les métiers de service sont en tête de liste, le BTP rebondit.
Photo Laurent Cheviet / Yves Petit
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Sur le front de l’emploi, le frémissement annoncé semble se préciser. Entre autres indicateurs positifs, Pôle emploi vient de rendre publique son enquête annuelle dénommée BMO (pour besoins en main d’œuvre). Parmi les chiffres à retenir, celui de 1 827 300 projets de recrutements cette année en France, soit 5,1 % de plus que pour le dernier BMO. Bien entendu, il ne s’agit que de prospective qu’il faut assortir d’un second bémol : 40 % des projets concernent des emplois saisonniers et les motifs des recruteurs sont d’abord le surcroît ponctuel d’activité puis le remplacement de départs bien avant la création de postes (environ 15 % du total).
Le plus grand nombre de projets de recrutement concerne les viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs : à 96 % des saisonniers. Si l’on s’en tient aux recrutements permanents, ce sont les agents d’entretien et Atsem qui arrivent en tête.  Viennent ensuite l’aide à domicile, les aides et employés polyvalents de cuisine, les aides-soignants et les ingénieurs et cadres de l’informatique (tous ces métiers enregistrent plus de 30 000 prévisions d’embauche).
L'étude note que «plusieurs métiers issus des services aux particuliers apparaissent à nouveau cette année parmi les profils les plus recherchés par les employeurs (professionnels de l’animation socioculturelle, serveurs, aides à domicile et aides ménagères, aides-soignants…), illustrant le fait que ce secteur représente toujours 41% des intentions d’embauche en 2016». Pour compléter le tableau, les secrétaires, les attachés commerciaux, les ouvriers non qualifiés de l’emballage et étonnamment les artistes sont les autres métiers à forts projets de recrutements non saisonniers.
Autre remarque qui corrobore le frémissement de reprise évoqué plus haut, «la construction affiche le plus fort taux de progression des besoins de main d’oeuvre en 2016 (+12,4%)». Quand le bâtiment va…
Dans ce panorama, les perspectives régionales sont très semblables, si ce n’est que les projets d’embauche sont quasiment stables par rapport à l’an dernier (61 563, soit +0,3 %). Les professions enregistrant le plus grand nombre de projets sont presque identiques. Parmi les métiers qui recrutent le plus, la Bourgogne-Franche-Comté se distingue simplement par une importance relative plus grande des aides-soignants et l’absence des cadres de l’informatique, des attachés commerciaux et des secrétaires. A leur place figurent agriculteurs et ouvriers agricoles, agents d’accueil et standardistes et serveurs. Autre spécificité locale, Pôle emploi note l’augmentation importante des projets de recrutement dans l’industrie manufacturière (+ 16 %). D’après Pôle emploi, il y aura 8025 recrutements à Dijon, 6472 à Besançon, 3572 à Montbéliard et près de 3400 à Chalon et Lons en 2016.
Ces données offrent un éclairage à court terme. Mais elles peuvent également servir sur le long terme : aide à domicile et plus généralement services aux personnes, hôtellerie-restauration, informatique et certains métiers de la santé figurent chaque année parmi les principaux secteurs qui recrutent.


Infos
bmo.pole-emploi.org

En photo
- A l'Ehpad du Larmont en 2010. Le besoin d'aides-soignants est une spécificité régionale.
- Le secteur de la construction affiche la plus forte hausse de besoin de main d'oeuvre en 2016.
- La restauration, recruteur traditionnel important, demeure dans les secteurs de tête.

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