janvier 2018

Plongée dans le marché chinois du vin

Le Bisontin Lucas Botebol s'est lancé il y quelques années. Mais s'installer à Shanghai est aussi âpre que le marché est vaste.
Photo Smon Daval

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C’est dans une voiture Uber que nous rencontrons Lucas Botebol, à l’heure des bouchons de Shanghai. Oreillette et smartphone à disposition, le Franc-Comtois originaire de Besançon nous raconte entre deux coups de fils avec un client comment il est arrivé ici en février 2010. «Je travaille aujourd’hui pour "French spirit", une société française de négociation de vins. Après des études en école de management à Grenoble (GEM), je suis venu ici pour un échange universitaire de 6 mois, j’y suis retourné lors d’un VIE pour une entreprise de vins bordelaise et j’y suis resté, raconte cet expatrié de 31 ans. Je fais partie de cette jeune génération qui a l’envie de "barouder", qui a l’espoir et l’obsession de réussir
Avec un associé, il a créé un site internet sur le marché chinois du vin avec lequel il a commencé à se bâtir un réseau. Les Français sont nombreux en Chine à travailler dans le monde du vin mais l’étiquette french touch  ne suffit pas toujours. «Le marché est difficile, les patrons chinois sont souvent durs en affaires». Nous avons pu le constater lors de notre rencontre, les négociations sont difficiles avec ses clients qui, par exemple, ne comprennent pas toujours les hausses de coûts liées aux baisses des récoltes en France. Ici, on assume (et revendique même) l’approche industrielle du vin, alors que le marché français y est beaucoup plus réticent. «En France, on a trop souvent, une vision élitiste que ce soit pour la gastronomie ou pour le vin». Les conseils de Lucas pour une expatriation en Chine ? «Faire ses études ici et apprendre le chinois. Il faut avoir l’envie de comprendre et la capacité de s’adapter.»

Simon Daval

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