mars 2017

Un atelier pour sortir de sa bulle

A Besançon, Com comme comix propose à des artistes illustrateurs de partager un espace situé rue de Vittel. Dans ce lieu commun chacun crée son univers en toute convivialité.
Photo Laurent Cheviet

  • commentercommenter
  • envoyerenvoyer
  • imprimerimprimer
  • caractèrePLUSMOINS
«Tu verras illustrateur de BD est un métier solitaire». Maxime Peroz ne peut pas le nier, ses prédécesseurs l’avaient prévenu. «Quand tu sors de l’école tu ne sais pas ce que c’est que la vraie vie. Tu t’installes à ton bureau et tu es très seul. Et il ne faut pas croire qu’Internet est une fenêtre sur le monde, ce n’est pas vrai, il faut sortir» explique l’illustrateur. C’est pour rompre cet isolement que Maxime et son ami Benoît Perroud décident en 2011 de trouver un lieu à partager avec d’autres artistes. Un peu déçus de ne pas pouvoir intégrer la friche artistique de la Rodia, ils s’installent dans un lieu qui leur convient finalement mieux, rue de Vittel.«Nous sommes bien ici, notre atelier est ouvert sur l’extérieur» poursuit Maxime. Depuis son ouverture de nombreux artistes se sont succédé.  Aujourd’hui ils sont cinq, chacun se consacrant à ses propres projets tout en bénéficiant du savoir-faire des autres.
«On se complète. Par exemple, c’est Jérémie Sire qui m’a aidé à réaliser la typo du titre de mon livre "Big bang Saïgon" qui vient de paraître. On se donne des conseils et on bénéficie des réseaux de chacun, c’est vraiment important». Artistes confirmés ou stagiaires sont les bienvenus dans cet espace conçu pour travailler mais pas seulement. En effet l’atelier peut héberger les personnes qui viennent de loin car il est équipé d’une chambre, d’une cuisine et d’une salle de bain. Avec une participation au loyer de 115 € pour les bureaux seuls ou 300 € avec l’hébergement, l’atelier est un bon tremplin pour les illustrateurs isolés.

Katia Mairey



En savoir plus
Retrouvez l’atelier et ses artistes sur le blog de comcommecomix ou sur facebook 

Retour

Réactions sur la news

Afin de poster un commentaire, identifiez-vous.

Se connecter S'inscrire

articles

express

BD


février 2016
Le palmarès du festival d'Angoulême 2016 a été dévolié le 30 janvier : 20 prix ont été attribués, parmi lesquels le Fauve d'or (meilleur album) à "Ici" de Richard McGuire, le prix spécial du jury à "Carnet de santé foireuse" de Pozla, le prix jeunesse au "Grand méchant renard" de Benjamin Renner, le prix jeunes talents à Cheyenne Olivier pour "Fashion victim". Palmarès complet ici.


lulu.com/fr


octobre 2015
Ce site d’autopublication a été créé en 2002 pour permettre aux créateurs de livres, de vidéos, de journaux, d’oeuvres multimédia ou d’autres contenus de publier leurs travaux eux-mêmes en contrôlant leur édition et leur copyright. Lulu s'est aujourd'hui recentrés sur le livre (livres papier, calendriers, albums photos, e-books) et annonce près de 1,8 million de publications en 13 ans. L’utilisateur dispose d'aides et conseils pour démarrer, publier, vendre ou acheter. Le créateur lui-même fixe le prix de vente au public, en recevant un pourcentage des bénéfices. Dans le cas des médias numériques, le processus est gratuit et le travail reste accessible aux 75 000 navigateurs du site par jour. Une occasion pour ceux qui ont toujours voulu essayer leurs aptitudes à écrire. 

Lecture jeunesse


janvier 2009
Les jeunes ne lisent plus, entend-on dire, mais curieusement Harry Potter était de très loin en tête des ventes de livresen 2008. “Eragon” s’est vendu à 500 000 exemplaires et “le Monde de Narnia” à 300 000. Plus récemment, le quatrième tome de la saga “Fascination” est parti à 23000 exemplaires en 3 jours… Les jeunes ne lisent plus mais curieusement, le secteur jeunesse représente 16 % des livres vendus, toujours en 2008 (70 millions de volumes). En y ajoutant les livres scolaires (obligatoires, certes), la BD et le manga, ce taux atteint 33 %. Ces genres ne leur sont pas réservés mais les secteurs romans, dictionnaires ou loisirs ne sont pas non plus réservés aux adultes. Les jeunes ne lisent plus mais l’offre de “littérature jeunesse” est en progression ces dernières années : on peut se demander ce qui pousse les éditeurs à sortir plus de 8000 nouveautés par an en direction d’une cible qui ne lirait pas. En réalité, les quelques études disponibles montrent une baisse de la lecture en fonction de l’âge. Elle est observée à partir de 12 ans chez les garçons et un peu plus tard chez les filles. L’an dernier, le Centre national du livre a mené une enquête qui révèle que 77 % des collégiens et lycéens ont lu au moins un livre (en dehors de ceux recommandés par le professeur) dans les 3 derniers mois. Et près d’un quart d’entre eux en ont lu 3 ou 4. D’après l’Insee, en 2004, 30 % des 15-24 ans n’avaient pas lu de livre dans l’année. Mais ce taux atteint 37 % chez les 25-39, 40 % chez les 40-59 ans et 46 % chez les plus de 60 ans. D’un autre côté 33 % des 15-24 ans déclarent lire au moins un livre par mois. C’est au-dessus des autres tranches d’âge (respectivement 27, 29 et 25 %). Bref, les jeunes ne lisent plus mais ce sont encore eux qui lisent le plus.
Voir tout