mars 2018

Brigitte dévoile "Nues", douce mélodie de ses blessures

Aurélie Saada nous livre quelques confidences sur le 3e album du duo, avant le concert du 20 avril à Besançon - Micropolis.
Photo Sophie Ebrard

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Aurélie Saada et Sylvie Hoarau réunissent leur talent de chanteuse, auteur et compositeur pour former en toute complémentarité le duo Brigitte, planant sous l'ombre des Brigitte légendaires (Bardot, Fontaine, etc.).
Depuis 2011, les albums, les tournées et les récompenses abondent sur la carrière des deux compères. Le 17 novembre a éclos "Nues", leur dernier projet musical. Une mise à nue de leurs histoires, de leurs blessures où l'on rencontre leurs filles, leurs idoles, leurs intimes étrangers... Avant de les retrouver sur la scène de Micropolis le 20 avril (en accord avec Far Prod et Le Bruit Qui Pense), Aurélie Saada a répondu à quelques questions.

Sur le titre "Palladium", vous dites «Comme toujours ça passera, ça va, ça vient, ça s'en va. Dans deux ans on en rira toi et moi » […] Viens on chante on l'aimera moins». Est-ce que cet album a été une sorte de thérapie, permettant d'exprimer une période de questionnements sur soi ?
Thérapie non car ça se fait davantage sur un divan. Il nous a plutôt permis d'écrire nos chansons sans se cacher derrière les choses et de façon assez mâture et honnête. C'est un album qui parle beaucoup d'amitié, de larmes que l'on console, de larmes d'enfants. On essaye d'y apporter beaucoup de douceur. C'est ça le paradoxe qui nous intéresse, qu'il soit très doux alors qu'on y aborde des choses douloureuses.

"Nues" a été certifié disque d'or, nommé aux victoires de la musique dans la catégorie "album de chansons". La tournée qui a débutée le 20 janvier affiche quasi-complète. Est-ce touchant de voir votre travail très personnel aussi bien accueilli ?
La tournée qui affiche complet, ça c'est complètement fou. C'est tellement génial, émouvant. C'est vrai qu'imaginer sur scène des chansons écrites sur des bouts de table de cuisine entre le piano et le goûter des enfants, c'est assez incroyable. On a la chance d'avoir un public extraordinaire, qui nous suit depuis le début. Il y en a beaucoup qui sont venus nous voir deux, trois, quatre fois. Ce sont comme nos amis en fait, on se connaît très bien.

Avec le titre "Insomniaque", vous dévoilez «Harassée, cernée au petit matin, je prie que ce soir tu m'laisses enfin. Faire le loir, sans broyer du noir ...». L'insomnie, c'est une période durant laquelle vous pensez et écrivez musique ?
Oui, exactement. Aujourd'hui j'ai décidé de gérer les insomnies et d'arrêter de me tourner dans tous les sens dans le lit, donc la nuit, j'écris.

Vous avez composé l'album entre Paris et les studios Henson de Los Angeles. Une référence à Paris apparaît dans le titre du même nom. Y en a-t-il pour LA ?
L'album "Nues" est très marqué par cette ville et je pense que les chansons n'auraient pas été les mêmes si je n'étais pas allée vivre là-bas. Cette couleur très sensible, beaucoup moins dans le jeu et l'artifice, c'est parce que je vivais seule avec mes enfants et du coup je suis allée dans des choses plus intimes.

Vous êtes inspirées par l'art, les musées, les expositions, la mode. Vous accordez une place importante au visuel sur scène. Qu'est-ce-qui a œuvré au travail visuel actuel ?
On accorde de l'importance à l'image de Brigitte depuis le début. Les vêtements que vous voyez dans le clip de "Palladium" ou sur scène, ce sont quasiment toutes mes robes. On s'en amuse beaucoup, comme deux petites filles dans le placard d'une maman. Ça m'intéresse de pouvoir raconter des choses à travers l'image. J'adore les illustrations, je suis très sensible à l'art nouveau. Sur ce dernier album, je suis allée à la Nouvelle-Orléans où il y a beaucoup de vaudou avec des influences magiques, mystiques et très joyeuses. Je suis aussi allée à Mexico visiter la maison de Frida Kahlo. Elle est incroyable, elle raconte sa réalité, sa douleur en la sublimant, sans rien cacher.

Recueilli par Mona Bouneb
En concert le 20 avril à Besançon
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