février 2019

Catfish, tout feu, tout fleur

Le 8 février marque pour Catfish la sortie de son dernier EP «Morning room», un mélange de rock, de fleurs, de nouveautés et de retours aux sources.
Catfish, tout feu, tout fleur

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«Si les gens ont l'EP de Catfish entre les mains, il faut qu'ils l'écoutent très fort» Le ton est donné. Le duo rock made in Jura, formé par les deux auteurs-compositeurs Amandine Guinchard (chant, percussions, basse) et Damien Félix (guitares, chant, percussions, harmonica), est de retour avec sa dernière composition «Morning room ». Une sorte de brise matinale (r)éveillant de plein fouet les organes sensoriels les plus profonds. Une nouvelle qui va ravir leurs amateurs et charmer ceux qui les découvrent : «Pour les personnes qui n'avaient pas retrouvé tout ce qu'ils aiment de Catfish du 1er album dans le 2e, là ils vont retrouver leurs univers. On a fait une sorte de synthèse entre le 1er et le 2e albums dans cet EP qui présage un 3e album». Quelques questions à Amandine et Damien pour découvrir «Morning room».


«Morning room» est un EP de 5 titres. Les 5 bonnes raisons de l'écouter ?
Parce que c'est trop bien, qu'on est très contents de ce que l'on vient de faire. Parce qu'on a retrouvé un peu plus de force de caractère, qu'il y a de la nouveauté et parce qu'il y a plus de claviers.

On a eu un avant-goût avec le titre «Mama got the devil eye», en musique et en image avec le clip. On peut ressentir le côté rock, survolté, intense, qui se lie à quelque chose de plus doux, avec l'apparition de fleurs, de ralentis et qui tend vers un aspect plus sombre. Est-ce ce que vous vouliez transcrire ?
Damien : c'est notre graphiste Jenny de Rouge Poisson qui nous a aidés pour le visuel en nous soumettant cette idée de fleurs, de couleurs. Ça nous a parlé pour plusieurs raisons : ça reflète ce que l'on a pu voir dans différents pays d'Amérique latine, notre nouveau départ que l'on veut lumineux et frais et l'histoire des fleurs c'est positif et lugubre. On peut les associer avec des heureux événements et d'autres plus tristes, comme les thèmes de notre album.
Amandine : les fleurs représentent une espèce de maladie, les soucis qui peuvent t'enterrer, te manger de l'intérieur, quelque chose qui te dévore inconsciemment et t'enveloppe sur la fin.

Parlez-nous d'un titre en particulier en racontant son histoire, la manière dont il a été mis en mots, en musique, son sens.
Damien : «King of monkeys», qui va sortir en clip. C'est un morceau qui a donné la couleur de cet EP en termes d'arrangements. Il a un son assez typé. C'est une sorte d'ode à la flemmardise, une photographie au 1er degré d'un mec qui vit dans la canopée et qui n'a pas envie de trop s'insérer dans le monde en bas. Il trouve bizarre les agissements de ses congénères «la parade de la marionnette» comme on dit dans le texte. C'est un peu Baloo dans le livre de la jungle.
Amandine : il n'a pas envie de prendre part au paraître. C'est frais et en même temps ça montre un certain dédain par rapport au sérieux de la société. C'est la métaphore de quelque chose qui permet de prendre du recul et de s'envoler. Il n'y a pas de jugement de valeurs, ce n'est pas un texte contre la société.

   «C'est sur scène
   que l'on a le plus appris»


Topo vous avait rencontré à vos débuts. Depuis 2012, vous avez sorti 2 albums, plusieurs EPs . Vous avez fait plein de concerts, en France et à l'international. Quel est le socle commun de Catfish ?
Damien : musicalement on a un socle depuis le début qui est toujours le même du fait de ce que l'on a vécu en concerts. On a franchi une carrière ensemble, on a un gros vécu de groupe, avec un son qui va dans les tripes.
Amandine : on parlait de synthèse entre les 2 premiers albums, là on revient sur les voix saturées du début, du gros son. Il y a comme un «retour en arrière», en utilisant ce que l'on faisait au début avec notre savoir d'aujourd'hui.

Quelles évolutions avez-vous voulu faire et qu'est-ce-que vous retirez de vos expériences ?
Damien : c'est sur scène que l'on a le plus appris, une certaine assurance en gardant les pieds sur terre. Les tournées, les voyages, les aventures, ça forge le caractère.
Amandine : on cherche des évolutions, on fait des tests, qui ne sont pas toujours les bons. Dernièrement on s'est équipés avec beaucoup d'outils en concerts car on voulait retranscrire l'album sur scène mais on s'est rendus compte que l'on perdait un peu la force du groupe. Sans tester on aurait pas pu le savoir donc on a réarrangé les choses pour faire comme au départ et ça marche beaucoup mieux.
Damien : en terme d'évolutions, c'est la première fois que les influences musicales se ressentent moins qu'avant. On a toujours des groupes dont on adore le travail mais sur cet EP et sur le prochain album on a moins pensé à tel ou tel groupe quand on a composé ou enregistré. Ça s'est fait de manière naturelle et facile.

Comment préparez-vous la nouvelle tournée qui va débuter en février ?
Damien : on a un travail d'interprétation et de présentation visuelle à faire avec les nouveaux morceaux. Sur cet EP, il y a l'apparition du clavier qui prend une grosse place, musicale et  mélodique. On va bosser à 3, avec l'intégration d'un clavier, en respectant l'état d'esprit du groupe.
Amandine : ça remet un peu tout en questions, ça demande un travail de réorganisation. Pour Catfish c'est un grand renouveau. On espère que ça va ouvrir le champ des possibles sur scène pour libérer certains moments et redonner un coup de boost au projet.

Recueilli par Mona Bouneb
En concert prochainement

16 février : Mâcon (71), la Cave à Musique
22 mars : Louvroil (59), espace Casadesus
29 mars :  Auch (32), le Cri'Art
4 mai : Moulin de Brainans (39)
27 juillet : Valence d'Agen (82), Scène verte (gratuit)

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catfish-music.com

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