juillet 2018

Apprendre à voler

Piloter un avion : première étape, le BIA. Un enseignant bisontin vient de publier un manuel pédagogique.
Photo Yves Petit
Apprendre à voler

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BIA : trois lettres pour une porte d’entrée sur l’aviation. Un brevet d’initiation pas difficile à obtenir mais avec précaution. Selon les passionnés, le virus s’attrape vite. Christophe Poizot est l’un d’eux. Enseignant, il avait peu à voir avec l’aéronautique jusqu’à ce qu’il prenne des cours pour devenir pilote à l’école Domergue, à La Vèze, aérodrome à proximité de Besançon (en photo ci-dessus avec Adriana Domergue, de l'aéroclub). Avant de se mettre à enseigner lui-même, il y a 4 ans. Puis de concevoir un manuel présentant l’ensemble des connaissances théoriques essentielles, photos et exemples pédagogiques à l’appui. "Formation à l'aéronautique" vient d'être publié. «Une fois qu’on est dans ce monde, c’est assez facile d’y prendre goût confirme-t-il. En particulier en raison de l’ambiance de ce milieu qui rassemble des passionnés».
Le brevet d’initiation à l’aéronautique est accessible dans le civil par les clubs d’aviation, mais aussi avec l’Education nationale : il est proposé par certains lycées et collèges à raison d’une heure de cours par semaine. Chaque année, 18000 élèves le passent.
Attention, il ne s’agit pas de voler, mais d’acquérir les notions de base. Elles sont accessibles à tous - «et beaucoup plus qu’on ne le croie» - selon les membres de Domergue aviation. Mais quand même consistantes : même s’il permet de préparer également les licences de pilote LAPL et PPL (1), le manuel de Christophe Poizot contient 256 pages. Notions abordées : météorologie, aérologie, aérodynamique, principes de vols, connaissance des aéronefs, navigation, sécurité et réglementation, histoire de l’aéronautique, vocabulaire anglais. «On se fait parfois une image trop élitiste du pilotage. Or, c’est abordable même si c’est plus compliqué que de conduire une voiture. On est en 3D, il y a forcément plus de notions, plus d’éléments de sécurité à avoir à l’esprit».

   
«Pour devenir piloter,
   il faut aller en club
»


«Ce manuel était nécessaire pense Claude Domergue, le patron du club. Il y avait déjà des livres d’accompagnement, mais obsolètes». Confirmation : Christophe Poizot a eu l’accord immédiat de Dunod, éditeur scientifique. Il a reçu de nombreuses demandes avant même la parution, notamment de la part de l’Education nationale. «J’ai essayé d’avoir une approche différente de ce qui existait, en étant très pédagogique».  La réglementation évoluant fréquemment, avec de grosses modifications tous les 6 ans, il compte le mettre à jour régulièrement. «Cela dit, ile manuel ne remplace pas les cours qui sont enrichis par les questions, les discussions, les anecdotes, les cas particuliers. Le livre permet de découvrir la météorologie. Mais si on veut aller plus loin et devenir pilote, il faut venir en club».

   
Orientation aéronautique

Il y voit une autre ouverture, confirmée par l’exemple d’anciens élèves : une découverte d’un monde et d’une orientation possible.
«C’est une première approche de l’aéronautique où il y a de nombreuses formations et beaucoup de métiers, dont certains méconnus. Il y en a 500 dans un aéroport ! Et certains recrutent. Par exemple, les instructeurs de vol sont tous embauchés actuellement. On capte parfois des élèves qui n’ont pas forcément de projet scolaire et d’autres qui n’ont pas de bons comportements en cours. Comme on réunit des aspects aussi divers que les maths, la physique, la géographie, l’histoire, l’anglais, on sort du système scolaire traditionnel et de l’enseignement cloisonné. Et puis il faut bien dire que voler fait rêver beaucoup de jeunes».
En savoir plus
"Formation à l’aéronautique", éditions Dunod, 256 p., 24,90 euros.
dunod.com
Certains établissements scolaires proposent une formation BIA. Se renseigner auprès de l’administration ou auprès des clubs d’aviation (37 dans la région).

(1)
"Light aircraft pilote licence" : donne le droit de piloter un aéronef léger dans les territoires réglementés par l’UE ainsi que la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.
"Private pilot licence" : permet de  piloter partout dans le monde. C’est aussi un obligatoire pour se diriger vers une carrière dans l’aviation commerciale.

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