août 2017

Occupation temporaire d'hôpital

Sous l'impulsion de l'association "Hôp hop hop", une initiative citoyenne, participative et évolutive.
Photo Laurent Cheviet
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En juin, ils ont occupé pendant 3 jours le site de l’hôpital St-Jacques, à Besançon. Avec du théâtre, de la musique, des projections, des visites, un pique-nique, une expo ou même du yoga. Mais surtout des échanges et des rencontres. Il s’agissait de prémices, une invitation à expérimenter, à réinventer le site, à se l’approprier. Ce dernier est désormais presque vide, dans l'attente d'une autre utilisation.
La suite ? Une sorte de pérennisation temporaire de cette occupation. Anna, Valérie, Marta, Lucile et Nicolas attendent la convention d’occupation précaire qui leur permettra de lancer vraiment leur projet. Ils sont dans les starting-blocks depuis mars et la création de l’association "Hôp hop hop". «On peut aller vite» assurent-ils.
Leur projet est social, urbain, créatif : «proposer et susciter des usages des bâtiments de l’hôpital St-Jacques et de l’Arsenal en redonnant sens à la définition première de l’hospitalité, l’accueil de l’autre dans la bienveillance. Le collectif "Hôp hop hop" souhaite créer un lieu partagé et de partage où tous se retrouveraient autour d’activités culturelles, pédagogiques et de bien-être dans un espace pluridisciplinaire et intergénérationnel. Ce nouveau lieu d’innovation sociale et urbaine anticipera la future cité des savoirs et de l’innovation», que devrait devenir le site. Les 5 principaux animateurs de "Hôp hop hop" espèrent faire la jonction entre aujourd’hui et la cité future. Ils se réfèrent au projet des Grands voisins à Paris, qui a pris forme dans l’ancien hôpital St-Vincent. «On veut faire vivre le site pendant des travaux qui pourraient durer 10 ans. On veut faire revenir les gens dans un lieu qui a été déserté».

  Locaux à loyer modéré, 
   ateliers, café associatif


Leur projet investira 2 bâtiments de l’Arsenal, sur 2000 m2. Il s’articule en 3 pôles : des locaux mis à disposition de professionnels et d’associations, des ateliers pédagogiques, un café associatif. «Mais ce n’est pas figé, au contraire. Le projet est évolutif selon les participants et leurs idées. On tient simplement aux notions de partage, de collaboration, d’échange. Ce sont les principaux critères de l’appel à candidatures que nous avons lancé. Nous octroyons une quarantaine de cellules mais il faudra que les occupants soient actifs dans le café, les ateliers et les événements ponctuels qui seront organisés. On ne vient pas juste pour travailler : la notion de collectif est importante. Si cela génère des rencontres, si chacun ne reste pas dans sa discipline, ce sera encore mieux».
Un loyer minime est demandé, «non pas pour gagner de l’argent mais pour ne pas en perdre». L’action du mois de juin laisse présager d’un panel d’activités large : il y avait bricolage et relaxation, cirque et cours de langue, artistes et artisans. «Cela peut être intéressant pour quelqu’un qui veut démarrer une activité. On se situe plutôt dans le domaine de l’économie sociale et solidaire ».

   Association à durée illimitée

Voilà pour les valeurs autour desquelles se sont retrouvés les 5 animateurs du collectif, après une ou deux discussions impromptues autour d’un café. Echange, collectif, appropriation d’un lieu. Mais leur motivation vient aussi de leur profession. «On est au cœur de ce qu’on peut faire comme architectes. L’urbanisme, c’est aussi laisser la place aux habitants, les laisser participer à l’aménagement et à l’occupation. Et dès que l’on a lancé le projet, on a eu des mails avec plein d’idées. De ce point de vue, ça a plutôt bien marché». Même la Ville s’est montrée intéressée. L’idée est lancée mais "Hôp hop hop" ne s’arrêtera peut-être pas là. «Notre association est à durée illimitée et peut ressurgir ailleurs, pour d’autres choses. Réoccuper les gares, les usines, les casernes, les immeubles est une des dynamiques actuelles d’architecture urbaine».

Stéphane Paris

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hophophop@ntymail.com
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Prix-jeune de l'engagement


décembre 2017
Pour la 2e année, le Département du Doubs et la Société des membres de la légion d'honneur ont remis les prix "les chemins de l’honneur" à 4 jeunes qui se sont fait remarquer par leur engagement, le sens civique ou le dévouement : Elise Labeuche (1er prix), 20 ans, de Voujeaucourt , qui a mené de nombreuses actions de solidarité et de citoyenneté, Aurélien Pillot, 21 ans, d'Ornans, engagé depuis l’âge de 12 ans au sein des scouts et guides de France, Noa Roussy, 16 ans, de Besançon, championne de boxe France, Europe et Monde qui intervient auprès de jeunes en déviance pour leur redonner confiance et Jafaar Bismillah, 22 ans, de Montbéliard, investi dans la mise en place de la nouvelle section de jeunes sapeurs-pompiers volontaire au centre de secours de Montbéliard.

Olympiades des métiers


juin 2017
Cette année, 16 jeunes de la région ont remporté une médaille d'or, d'argent ou de bronze lors des finales nationales en mars à Bordeaux. Parmi eux, 4 en or : Adrien Mary en DAO dessin industriel, Mélissa Brun en maroquinerie, Maxime Besnard en métallerie, Anthony Charron en plomberie et chauffage. Argent pour Mylène Calabre en soins esthétiques, Willy Fourrier en maçonnerie et Jules Leroy en tonnellerie ; bronze pour Lorette Bulabois en aide à la personne, Kevin Fritz en maroquinerie, Kevin Grossir en prothèse dentaire. Josselin Morel en fraisage, Thomas Jullien en administration des systèmes et des réseaux informatique, Pierre Marconnet en tonnellerie, Alexis Peuzin en boulangerie, Antoine Sicard en sommellerie, Alexandre Guitard en cycle et motocycle. En savoir plus.

"Ma thèse en 180 secondes"


avril 2016
L'Université de Bourgogne-Franche-Comté a organisé le 8 avril 2016 la finale régionale du concours international «Ma thèse en 180 secondes», rassemblant 10 candidats issus de 5 écoles doctorales. L'exercice : résumer plusieurs années de travail de recherche et rendre explicite un sujet de thèse obscur pour les non-initiés en 3 minutes seulement. Deux prix ont été remis par le public et le jury.
Le vote du public a désigné Asmae Hamzaoui, doctorante de l’UTBM, rattachée à l’Ecole doctorale sciences pour l'ingénieur et microtechniques (Spim), et membre de l’Institut Irtes au sein de l’équipe du laboratoire d’étude et de recherche sur les matériaux, les procédés et les surfaces. A 27 ans, en 3e année de thèse, Asmae fait sa recherche sur l’«étude de capteurs d'effort piézoélectriques par technologie couches minces»…ou de façon plus accessible : comment recharger la batterie de son portable en marchant.
Le jury a retenu de son côté Marie Petitjean, qui représentera donc l'UBFC lors de la finale nationale à Bordeaux le 31 mai, au côté de 15 autres candidats, et peut-être lors de la finale internationale en septembre au Maroc. Doctorante de l’Université de Franche-Comté, rattachée à l’école doctorale environnement santé et membre du laboratoire d’hygiène hospitalière au CHU de Besançon, Marie consacre sa thèse à «dix-sept ans d'analyse génotypique et phénotypique d'une souche épidémique de pseudomonas aeruginosa au cours de sa diffusion hospitalière».

Ils sont passés par le Clap


avril 2015
Depuis la création du Clap, environ 400 projets ou jeunes talents ont été aidés. Certains ont poursuivi leur chemin. Parmi eux : les jeunes montbéliardais du groupe Run After Success ont lancé le festival Rock en Sphère pour mettre sur scène les jeunes groupes amateurs. Le groupe folk Oli&Sam continue de jouer et vient de sortir un EP 4 titres, «Dear Mr Octopus». Romuald Bertrand, créateur de mode, est devenu professionnel et a notamment créé une robe pour miss France. Mikaël Yanardag s’est lancé dans la production de spectacles à Salins. Cette année, il a managé Corentin Grevost, vainqueur de Rising Star, et créé le plus grand cabaret de Franche-Comté pour mettre sur scène les… jeunes talents.
Vous pouvez retrouver les jeunes talents passés ou en cours sur energiejeune.fr

Aide à projets


avril 2015
Que vous ayez un projet ou souhaitiez être conseillé ou appuyé dans une pratique, le Clap peut vous aider (il faut avoir entre 11 à 30 ans en Franche-Comté). Pour prendre contact :
Crij de Franche-Comté, 27 rue de la République à Besançon (03 81 21 16 00)
Bij de Montbéliard, 6 avenue des Alliés (03 81 99 24 15)
IJ Jura, 17 place Perraud, 39000 Lons-le-Saunier (03 84 87 02 55)
Cij de la Haute-Saône, 1 rue de Franche-Comté, 70000 Vesoul (03 84 97 00 90)
Belfort information jeunesse, 3 rue Jules Vallès (03 84 90 11 11)
Site : energiejeune.fr
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