mai 2018

Les as du BMX race

Des 12 sportifs en catégorie élite de la région, plus de la moitié s'entraîne à Besançon. Rencontre aux abords de la piste du Rosemont.
Photo Laurent Cheviet
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En 2017 - 2018, ils sont 13 à avoir le niveau "élite", selon des critères définis par la commission nationale de BMX mais comme Benjamin Rondot, actuellement à l'étranger, ne participe pas aux compétitions cette année, ils sont plutôt 12. Nous avons rencontré certains d'entre eux en leur posant deux questions : comment ont-ils découvert la discipline ? Qu'est-ce qui les a séduits ?

Thomas Barocca, 19 ans, de Besançon, étudiant.
Finale du championnat d’Europe en 2013, 3e en coupe d’Europe en 2015, vice-champion de France 2017 et plusieurs finales de coupe de France.
«Quand j’étais petit, vers 4-5 ans, je voulais suivre mon père qui faisait du vélo de route, mais c’est très compliqué à cet âge. Alors il m’a emmené voir une compétition de BMX au Rosemont. Ni lui ni moi ne connaissions la discipline. Ca m’a plu direct, je suis venu faire un entraînement avec mon VTT et j’ai voulu m’inscrire. Je n’ai plus arrêté. J’ai aussi fait un peu de judo mais ça a toujours été le BMX avant tout. Ce qui m’a plu ? Voir ça quand on est petit, c’est impressionnant. La vitesse, le spectacle, l’esprit de compétition, le fait que ça enchaîne vite. Je n’ai jamais eu d’appréhension et j’ai rapidement fait de la compétition».

Chloé Binetruy, 19 ans, de Besançon, étudiante.
Vice-championne de France en 2016, plusieurs finales de championnat d’Europe, plusieurs podiums en coupe d’Europe, 3 participations aux championnats du monde.
«J’ai commencé à 8 ans parce que j’avais deux demi-frères qui en faisaient. J’ai vu une course, j’ai voulu essayer et ça m’a plu de suite. J’ai aussi essayé la gym, l’escalade, le judo, mais rien ne me plaisait vraiment, c’était trop monotone à mon goût. En BMX, il y a vraiment beaucoup d’aspects à travailler, que ce soit physiquement ou techniquement. Il faut être persévérant, s’entretenir pour avoir de la puissance et être explosif. Et puis je suis un peu casse-cou, le mélange de vitesse et d’adrénaline me convient».

Laura Kaiser, 23 ans, de Besançon, salariée.
Vice-championne de France de sa catégorie en 2011, plusieurs demi-finales en élite, une finale de coupe de France, deux victoires nationaes à Saint-Etienne.
«J’ai commencé à 11 ans, c’est assez tard. Un ami en faisait, je suis venue voir et j’ai accroché tout de suite. Quand j’ai commencé, il y avait peu de filles, mais aujourd’hui on est un peu plus. J’ai aimé en raison des sensations fortes et de l’esprit de compétition qu’il faut avoir. En pratiquant, on gagne de la confiance en soi et comme c’est un sport intense et physique, on travaille de nombreux aspects : le mental, le physique, la souplesse, c’est complet».

Théo Kréa, 21 ans, de Besançon, apprenti
Une victoire en coupe de France indoor, 2 finales européennes, une participation aux championnats du monde, plusieurs fois champion de Franche-Comté et du nord-est.
«J’ai commencé il y a 12 ans, à l’école primaire. Je voulais faire de la moto, mais mes parents ont commencé par me mettre sur une piste de BMX et ça m’a plu tout de suite. Je ne me souviens pas avoir eu d’appréhension. Je faisais aussi du foot et de la natation, mais j’ai arrêté. Je suis au BMX Besançon depuis mes débuts et c’est un ensemble qui m’a plu : les entraînements, les courses, l’esprit de compétition, l’ambiance, le sport en lui-même. Mais maintenant, en étant apprenti, ça devient compliqué avec les exigences du statut élite. Je dois baisser le pied ».

Thomas Pepe, 25 ans, de Montbéliard, salarié.
Une 4e place en championnat de France 17 – 24, des victoires en coupe de France.
«J’ai débuté à 7 ans après avoir assisté à une course à Mandeure avec mes parents. Je me suis dit pourquoi pas. Mes parents m’ont mis sur un vélo, ça m’a plu, je suis resté 11 ans au club de Mandeure, 2 ans à Etupes avant de venir à Besançon. C’est le dépassement de soi qui me plaît. Le BMX est très exigeant, encore plus mentalement que physiquement. C’est un peu l’école de la vie, mais c’est vrai pour tous les sports. Et il y a l’adrénaline ! C’est un sport à risques, avec des petites blessures, mais on se remet et on recommence. Pour en faire, il faut évidemment aimer le vélo, ne pas avoir peur et être encadré dès le plus jeune âge».

Mathieu Rossinelli, 21 ans, de Vesoul, étudiant, licencié au CCPVHS.
A son actif, des finales en France et en Europe, des finales de coupe de France et des premières et deuxièmes places en championnat nord-est.
«Je me souviens que la première chose qui m’a interpellé dans le BMX, c’est le guidon. C’était celui de quelqu’un qui était venu chercher sa sœur, j’étais en maternelle ! J’ai voulu essayer et je n’ai plus décroché. J’ai aussi fait de la gym, de la natation, du karaté, mais pas longtemps. Et puis mon grand-père faisait de la route, donc le vélo ça doit être de famille ! Les sauts, les bosses, l’originalité de la pratique m’ont plu. Il faut être complet, puissant, rapide, physique. Pourtant, je suis assez prudent de nature. Mais avec l’expérience, il n’y a vraiment pas d’appréhension. On apprend à débrancher le cerveau. Depuis que j’en fais, je ne me suis jamais rien cassé… sauf l’an dernier, poignet et clavicule !»

Parmi les licenciés de la région, de nombreux juniors possèdent le potentiel pour suivre les traces de leurs aînés. Parmi eux, deux des plus représentatifs :

Emilie Piton, 17 ans, d’Evans (Jura), lycéenne
Elle est junior mais roule avec les élites en coupe de France. A déjà à son actif une 5e place en Europe, une demi-finale de championnat du monde, une demi-finale de championnat France.
«Je fais du BMX depuis l’âge de 12 ans. J’ai eu envie d’essayer en voyant mon frère. J’ai aussi essayé la danse, la gym, le judo, la natation mais le BMX m’a plu tout de suite. J’ai toujours aimé la moto et le vélo et surtout je trouve que l’ambiance est meilleure que dans les autres sports. On se connaît super bien entre nous. Et c’est un sport qui apporte des qualités car il ne faut pas avoir peur des sauts, il faut oser s’imposer et savoir rester concentré».

Gautier Jung, 18 ans, de Kiffis (Haut-Rhin), lycéen
Licencié au CC Etupes, il est encore junior et fait partie depuis 4 ans du pôle espoirs de Dijon. Il faut dire qu’il a déjà à son palmarès 3 titres de champion du monde, 1 titre de vice-champion du monde, une 3e place en finale du championnat américain (Tulsa, 2016) et plusieurs titres de champion de France et d’Europe.
«J’ai commencé le vélo à 4 ans à l’école de cyclisme de l’ASPTT Mulhouse. Un jour, en passant devant une piste, j’ai voulu essayer le BMX et ça m’a tout de suite plu. Une semaine après j’étais sur un podium au championnat d’Alsace. Ca a été assez rapide. J’avais 6 ans et depuis je n’ai plus arrêté. Le vélo me plaît particulièrement, d’ailleurs je fais aussi du VTT "downhill". C’est difficile de dire pourquoi on accroche quand on est petit, mais je pense que le côté fun, l’intensité du BMX y sont pour quelque chose. Et comme ça marchait, comme j’ai rapidement gagné des compétitions, je me suis pris au jeu».



En photo
1 - Chloé Binetruy, Laura Kaiser (photos Laurent Cheviet)

2 - Thomas Pepe, Mathieu Rossinelli (photos Laurent Cheviet)

3 - Emilie Piton (photo Laurent Cheviet), Gautier Jung (photo Fabien Roland)

4 - Thomas Barocca (DR)



Les autres "élites"

Nicolas Baudot, licencié au BC Messigny et Vantoux
Kilian Buthod-Villien, licencié au BC Saulon-la-Chapelle
Thomas Chagrot, licencié à Beaune BMX
Marie Chipeaux, licenciée à l’AV Beaulieu Mandeure
Alexandre Gamet, licencié au CC Pays de Vesoul Haute-Saône
Emilie Junot, licenciée au BC Saulon-la-Chapelle
Benjamin Rondot, licencié au BMX Besançon (actuellement

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